La tuberculose : une maladie à ne pas sous-estimer.
La tuberculose est une maladie infectieuse ancienne, mais toujours d’actualité. Si elle est souvent associée aux pays en développement, elle demeure un problème de santé publique mondiale. Chaque année, des millions de personnes sont touchées par cette infection qui affecte principalement les poumons, mais peut également atteindre d’autres organes.
Bien que la prise en charge médicale repose sur un traitement antibiotique spécifique, l’alimentation joue aussi un rôle clé dans le renforcement du système immunitaire et la récupération des patients.
Qu’est-ce que la tuberculose ?
Une maladie infectieuse à ne pas sous-estimer.
La tuberculose est une infection bactérienne causée par le Mycobacterium tuberculosis, aussi connu sous le nom de bacille de Koch. Elle se transmet principalement par voie aérienne lorsqu’une personne infectée tousse, éternue ou crache. Bien que la tuberculose affecte généralement les poumons, elle peut aussi toucher d’autres parties du corps comme les reins, le cerveau, la colonne vertébrale et la peau.
Les formes de la tuberculose.
Il existe deux formes principales de tuberculose :
- La tuberculose latente : la bactérie est présente dans l’organisme, mais ne provoque aucun symptôme. Le système immunitaire empêche son développement. Cependant, en cas de faiblesse immunitaire, elle peut se réveiller et évoluer vers une forme active ;
- La tuberculose active : la maladie se manifeste par des symptômes et peut-être contagieuse. Une prise en charge médicale rapide est essentielle.
Quels sont les symptômes de la tuberculose ?
Les signes de la tuberculose active varient selon les organes touchés, mais les plus courants sont :
- Une toux persistant de plus de trois semaines, accompagné parfois de crachats sanglants ;
- Une fatigue intense et une perte d’appétit ;
- Une fièvre modérée et des sueurs nocturnes ;
- Une perte de poids importante et inexpliquée ;
- Des douleurs thoraciques en cas d’atteinte pulmonaire.
Lorsque la bactérie atteint d’autres parties du corps (ganglions, os, rênes, cerveau), elle peut provoquer des symptômes spécifiques tels que des douleurs articulaires ou des troubles neurologiques.
Les facteurs de risque.
Certaines conditions révèlent le développement de la tuberculose active :
- Un système immunitaire affaibli (VIH, malnutrition, diabète, chimiothérapie, etc.) ;
- La promiscuité et les lieux clos (prisons, foyers, camps de réfugiés) ;
- Le tabagisme et l’alcoolisme, qui diminuent la résistance aux infections ;
- Une carence nutritionnelle qui rend l’organisme plus vulnérable.

Alimentation et tuberculose : un rôle clé dans la guérison.
Pourquoi la nutrition est-elle essentielle ?
Les patients atteints de tuberculose souffrent souvent de perte d’appétit et de carences nutritionnelles. Or, un bon état nutritionnel est indispensable pour aider l’organisme à lutter contre l’infection et pour supporter les traitements fréquemment longs et lourds.
Les nutriments essentiels pour renforcer l’immunité.
Les protéines : essentielles pour la réparation des tissus.
Les protéines sont essentielles pour la réparation des tissus endommagés par l’infection. Privilégiez les sources de protéines maigres comme le poulet, le poisson, les légumineuses et les œufs.
Les vitamines et minéraux : booster le système immunitaire.
- Vitamine A : favorise la régénération cellulaire (carottes, patates douces, épinards) ;
- Vitamine C : renforce l’immunité (oranges, kiwis, poivrons rouges) ;
- Vitamine D : améliore la réponse immunitaire (poissons gras, œufs, soleil) ;
- Zinc : joue un rôle clé dans la lutte contre les infections (fruits de mer, graines de courge, noix) ;
- Fer : aide à prévenir l’anémie généralement associée à la tuberculose (viande rouge, lentilles, épinards) ;
Les glucides complexes : une source d’énergie durable.
La tuberculose entraîne souvent une fatigue intense et une perte de poids. L’organisme, affaiblit, a un besoin de glucides élevé pour maintenir son énergie et fonctionner de manière optimale. Les glucides sont la principale source de glucose, qui alimente directement les cellules, et comprennent celles du système immunitaire.
Tous les glucides ne se valent pas. Il est essentiel de favoriser les glucides complexes, qui fournissent une énergie durable et évitent les variations brutales de la glycémie.
- Céréales complètes (riz brun, quinoa, boulgour, pâtes complètes) ;
- Légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots rouges) ;
- Légumes riches en amidon (patates douces, panais, potiron) ;
- Pain complet et flocons d’avoine.
Les bonnes graisses : réduisent l’inflammation.
Les lipides sont souvent sous-estimés, mais ils sont essentiels pour la régénération cellulaire, la production d’hormones et le bon fonctionnement du système immunitaire. Les bons lipides permettent également d’absorber certaines vitamines liposolubles (A, D, E, K), qui jouent un rôle crucial dans la lutte contre les infections.
Les oméga-3 : anti-inflammatoire et renforçant l’immunité :
- Poissons gras (saumon, maquereau, sardines) ;
- Graines de lin, chia, noix ;
- Huile de colza et huile de lin.
Les oméga-9 : bons pour le cœur et l’énergie :
- Huile d’olive extra vierge ;
- Avocats et amandes ;
- Noisettes et huile de noix.
